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La planète RSE* et le monde du sport sur la même orbite

*Responsabilité sociétale, sociale des entreprises

Il n'y a pas d'âge pour fréquenter les ateliers ludiques proposés par Zoï et Terrenga.

Pas sûr que la majorité d'entre vous sache ce qui se cache derrière les trois lettres R - S - E. Pourtant, elles prennent de plus en plus d'importance dans le monde du sport comme dans le quotidien de chacun d'entre nous. Pour mieux comprendre la responsabilité sociale, sociétale des entreprises, je vous propose une incursion chez Zoï et Terrenga, des structures spécialisées ès-environnement ainsi qu'à la Fédération française de handball.


VOYELLE... E, voyelle... O, consonne... S, consonne... R !

Vous avez trente secondes. Je vous rappelle, on vous demande un sigle. Tic-tac, tic-tac !

Je vous écoute ? « Trois lettres ». Et vous ? « Trois lettres aussi ».


La réponse de notre consultant va vous plonger dans un univers immense et qui gagne de plus en plus de terrain : « RSE pour responsabilité sociétale des entreprises ». Un rapide passage par Google nous apprend que cette démarche se définit comme « la contribution volontaire des entreprises aux enjeux du développement durable » et qu’elle concerne « trois domaines : environnemental, social et sociétal. »


Combattre le carbone


Oui, mais encore... En vulgarisant à l’extrême, la RSE c’est ce que nous faisons quotidiennement pour la planète et ses habitants afin de limiter les méfaits du dérèglement (réchauffement) climatique. Il faut savoir que la suspension du carbone dans l’air favorise l'accroissement de la température.


Le carbone - qui ne se dissout pas naturellement dans l’air - a une durée de vie de 120 ans dans un système écologique à l’équilibre. Les quantités rejetées depuis 1850 (début de la révolution industrielle) sont telles que la terre ne peut plus les absorber et... que la chaleur augmente.

Plus jamais ça !

Un degré de réchauffement climatique correspond à un mois d'enneigement en moins dans les Alpes, à l'utilisation de neige artificielle pour compenser...

Une idée pour combattre ce satané carbone ? Plutôt deux pistes parmi tant d'autres : le déchet le plus facile à éliminer est celui qu'on n'a pas produit et les arbres séquestrent le carbone (20 à 100 g par an) !


Chouchouter au maximum la planète


Les arbres jouent un grand rôle dans la protection de la planète...

Au fait, je ne vous ai pas donné ma réponse, mes trois lettres. Pour moi, c’est donc « RSO pour responsabilité sociétale des organisations ». Bien sûr, ces deux réponses se rejoignent.


Aussi, ce jeu télévisé que vous avez reconnu, mis à la sauce Le sport sans limite, va concerner... le sport et plus précisément les associations sportives dans leur façon de fonctionner pour chouchouter au maximum la planète.


Finissons-en avec le glossaire RSE. Empreinte carbone, gaz à effet de serre, cela vous dit quelque chose ? Vous en avez déjà entendu parler, c’est certain mais une révision n’est jamais inutile.


L’empreinte carbone est un indicateur qui vise à mesurer l’impact d’une activité sur l’environnement et plus précisément l’impact des émissions de gaz à effet de serre (1) liées à cette activité. Cet impact est exprimé en dioxyde de carbone équivalent (CO2e).


Chiche, on essaie ?


Pour revenir au propos initial, l’objectif de la RSE est donc de réduire l’empreinte carbone de chaque individu, de chaque entreprise, de chaque organisation (sportive en ce qui nous concerne). Et comme le sport adore s’appuyer sur des données chiffrées, sachez que l’impact carbone moyen d’un Français est de 8,9 tonnes de CO2e (chiffre 2021). Le milieu sportif « améliore », évidemment, ce record.


Reste à savoir comment on réalise un bilan carbone, comment on en arrive à ce chiffre, quelles sont les actions, les activités qui « nourrissent » l’empreinte carbone. On pourra alors en limiter les effets et les méfaits. Aujourd’hui, c’est donc l’impact carbone sportif qui nous intéresse. Comment le milieu de la compétition (pro, amateur, loisirs) peut-il apporter sa contribution à cette noble cause ? Car, le sport doit avoir valeur d'exemple.


Allez, reprenons notre jeu des premières lignes. Voyelle, voyelle, consonne, voyelle... Pour une fois, je vais modifier les règles du jeu ! Ma réponse est : 18 lettres. Sobriété écologique. Chiche, on essaie...


(1). – Le plus répandu des gaz à effet de serre est le dioxyde de carbone (CO2). Il en existe cinq autres dont les émissions doivent également être considérées : le méthane (CH4), l’hydrofluorocarbure (HFC), le protoxyde d’azote (N2O), le perfluocarbure (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6).


 

LIRE AUSSI (CI-DESSOUS)

  • Transports : les clubs entre deux chaises

  • Responsabilités sociale et sociétale : un pour tous...

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  • La RSE de la Fédération française de handball

 

ENVIRONNEMENTAL

Transports : les clubs entre deux chaises


Quand Christophe Galtier, alors entraîneur du PSG, a provoqué un mini cyclone sur le football (et le sport) français, en déclarant que son armada de vedettes du ballon rond se déplacerait en char à voile, il validait de facto l’importance néfaste des déplacements.


Ces indispensables déplacements représentent en effet 80 % de l’impact carbone moyen. Les moyens de transport les plus gourmands sont dans l’ordre l’avion, la voiture, la moto et le scooter, le bus et le train.


Le monde du sport se trouve entre deux chaises au moment d’organiser le déplacement de ses équipes. Faut-il privilégier le temps passé à avaler les kilomètres et la récupération ? Faut-il utiliser le mode de transport le moins gourmand et peut-être alourdir la facture ?


250 000 au Mans, 630 000 à Roland-Garros...


En résumé, on pourrait conseiller aux clubs amateurs de donner la priorité au train. Mais, ce n’est pas un luxe que tous les clubs peuvent s’offrir. Car emprunter la voie des rails engendre des dépenses supplémentaires. Il faut aller de la gare au lieu de la compétition et il faut aussi (et surtout) prévoir une nuit à l’hôtel et le budget que cela implique. Car, vous avez déjà essayé de trouver un train après 23 heures le samedi pour regagner vos pénates ?


La problématique est différente pour les pros qui arrivent sur le lieu de leurs futurs exploits (?) la veille. Pour eux, c’est la récupération qui dicte leur décision. Peuvent-ils se passer de l’avion ? Peut-être. Mais, ils ne sont pas tous seuls à se déplacer. Les spectateurs, les supporters  n’hésitent pas à casser leur tirelire pour encourager leurs favoris et alourdir le bilan carbone.


Plus de 2,5 millions d’épreuves sportives sont organisées chaque année en France. Les 24 H du Mans attirent 250 000 fans, la quinzaine de Roland-Garros séduit 630 000 amoureux de la petite balle jaune. 11,3 millions de visiteurs sont attendus dans les « rues olympiques parisiennes et franciliennes ». Plus près de nous et dans un autre domaine, la Foire de Châlons-en-Champagne accueille 200 000 visiteurs en une semaine.


Tous ces spectateurs ont pris un billet d’avion, de train ou leur voiture pour assister à ces rendez-vous immanquables. Même le prix des tickets d’entrée dans les enceintes sportives ne les rebute pas !


 

SOCIAL, SOCIÉTAL

Un pour tous, tous pour un...


La communauté profite des efforts faits par chacun. L'entreprise aussi qui voit la cohésion avec ses employés se renforcer et son attractivité prendre une nouvelle dimension. Les responsabilités sociale et sociétale sont aussi importantes que le pilier environnemental déjà évoqué. Voici quelques actions à mettre en place dans le milieu de l'entreprise ou de l'organisation d'un événement sportif.


RESPONSABILITES SOCIALE ET SOCIÉTALE. - Elles se développent en direction des différents acteurs d'une entreprise ou d'une manifestation. Quelques exemples :

  • privilégier les produits et services profitant aux collectivités locales

  • collaborer équitablement avec ses fournisseurs  (soutien aux producteurs et fournisseurs locaux)

  • offrir des produits ou des services fiables et durables à ses clients (favoriser la recherche et le développement de nouveaux produits qui encouragent la durabilité)

  • fournir à ses salariés un environnement de travail sans discrimination : rémunération, hygiène, sécurité, formation à la RSE, avantages (mutuelles, horaires flexibles...)


 

EN CLUB, AU QUOTIDIEN, L'EAU, LE PLASTIQUE

 Comment puis-je faire mieux ?


Les déplacements de supporters impactent fortement l'empreinte carbone.

Quand on pratique une activité physique, on aime bien faire parler les chiffres. Mais, les chiffres à suivre n'évaluent pas une performance. Ils constituent une alerte au moment où la protection de la planète réclame toute notre attention.


« Le vrai impact carbone du milieu sportif, c'est la mobilité à plus ou moins grande envergure », affirme Ingrid Vonié, la fondatrice de Zoï et de Terrenga (voir ci-dessous). Si pour la pratique amateure, ce sont les déplacements des sportifs qui sont à (re) considérer, les manifestations à grande échelle (championnats pros, continentaux, planétaires...) sont impactés par les déplacements des spectateurs et des supporters.


Outre la mobilité, les déchets, l'eau et l'alimentation doivent être pris en considération.

Pour faire simple, « la sobriété écologique n'est pas une contrainte, avance Ingrid Vonié. C'est une prise de conscience. La solution miracle pour limiter l'empreinte carbone n'existe pas ». La première chose à faire c'est de se poser la question : « Comment je peux faire mieux ? »


LA MOBILITÉ

Première évidence : il vaut mieux prendre le train ou le bus plutôt que l'avion. Ce préambule s'applique aux structures professionnelles et aux organisations internationales. A Roland-Garros par exemple, 94 % des émissions de gaz à effet de serre sont générés par les déplacements (dont 85 % par les spectateurs).


Pour les petites divisions nationales (ce n'est pas péjoratif), train et voiture sont à privilégier. Chaque gramme d'équivalent CO2 gagné est une victoire. Utiliser le covoiturage ou les transports en commun (si les horaires le permettent) pour se rendre aux entraînements est une vraie bonne idée. Les jours de compétition sont plus délicats à gérer. Les horaires de train ne permettent pas le retour chez soi après le match par exemple.


Certaines manifestations locales - on déborde un peu du sport - offrent l'entrée aux visiteurs venus à vélo (Foire de Châlons).


L'EAU

Économiser l'eau est devenu un impératif. Est-ce toujours possible ? A vous de juger à la lecture de quelques chiffres fournis par Ingrid Vonié.


  • L'arrosage d'un terrain nécessite de 20 à 25 mètres cubes d'eau

  • La fabrication d'un maillot de sport demande 2 500 litres d'eau. Pour une paire de chaussettes ou un ballon, c'est 800 litres. Il faut 8 000 litres pour confectionner une paire de chaussures. Cela vaut le coup de se demander : « Est-ce que je peux limiter ma consommation annuelle de chaussures ? »


L'ALIMENTATION, LES DÉCHETS

Limiter l'usage du plastique est une priorité. La restauration rapide, les bouteilles d'eau sont de grands pourvoyeurs de déchets.


Est-ce que je participe au tri des emballages ? Est-ce que j'utilise une gourde ? Pourquoi ne pas mettre à disposition une fontaine à eau ? Privilégier l'utilisation des Ecocups (gobelets recyclables, personnalisés et réutilisables) avec consigne ?


Chacun à son niveau peut faire avancer ce combat.


QUELQUES PISTES

Il faut effectuer un travail pédagogique auprès des organisateurs. Les persuader de l'efficacité d'une approche collective. Il faut donc apprendre aux Fédérations, et par effet domino aux ligues régionales, aux comités départementaux et aux sportifs qu'ils ont un rôle à jouer, qu'ils sont éco-responsables.


Comme la MAIF, qui soutient ses « capitaines Sport Planète », un réseau d'athlètes éco-aventuriers incitant tout un chacun à protéger la planète, des instances officielles, des structures publiques ou privées doivent-elles (peuvent-elles) « armer » un bataillon d'ambassadeurs athlètes-influenceurs à l'échelle locale ?


Faut-il redimensionner, relocaliser les événements sportifs ? Difficile d'imaginer Roland-Garros autrement et autre part...


ET A LA MAISON ?


Quelques exemples de gestes éco-citoyens au quotidien :


Lutter contre le gaspillage alimentaire ; consommer moins d’eau (prendre une douche plutôt qu’un bain...) ; adopter une consommation numérique responsable (usage des services numériques...) ; conduire éco-responsable (vérifier la pression des pneus régulièrement, rouler calme...) ; s’habiller « durable » (privilégier le local, réutiliser ce qu’il y a dans l’armoire...) ; nettoyer sa maison sainement (produits naturels, aérer les pièces...) ; réduire ses déchets (pas de pub, courses sans emballage...)


 

Zoï et Terrenga, main dans la main


Pendant vingt ans, Ingrid Vonié a baladé sa casquette Engie auprès de ses clients. « Je les accompagnais dans leur transition énergétique », souligne-t-elle. Qu'elle franchisse le pas en 2021 et qu'elle crée sa propre structure n'avait donc rien d'improbable. Zoï France est né avec la ferme volonté « d'agir sur tout ce qui a un impact sur l'empreinte carbone. »


Les premiers pas de la jeune agence de conseil en environnement et en RSE se sont passés sans encombre. Les clients des premières heures se sont rapidement transformés en ambassadeurs de la marque. Et les pages du carnet de commande se sont noircies. « Nous sommes concentrés sur la sensibilisation à la protection de l'environnement », explique Ingrid Vonié. Il faut préciser que la réglementation a évolué et aujourd'hui, « les entreprises de plus de 250 salariés (auparavant 500) ont l'obligation de faire un bilan carbone. »


Effet boule de neige et bouche à oreille


L'eau, les déchets, les mobilités, le numérique... tout est passé au crible. « Mais, nous ne sommes surtout pas moralisateurs, affirme Ingrid. Nous cherchons à rendre l'écologie plus sexy ». Parmi les conseils les plus fréquents, le numérique (2 % de l"empreinte carbone) recommande de vider sa corbeille-mail régulièrement.


Pour bâtir sa stratégie et ses interventions, Zoï utilise trois types d'outils : des ateliers pédagogiques, des kits pédagogiques et des ateliers créatifs qui satisfont aussi bien les plus petits (à partir du CP) que les plus expérimentés comme de grandes entreprises (Pernod Ricard, Martell-Mumm-Perrier Joët, etc).


L'effet boule de neige - le bouche à oreille si vous préférez - a entraîné une refonte de l'agence. Et en 2024, Zoï a accueilli un petit frère prénommé Terrenga (pour Terre et engagement), un bureau d'études auprès des entreprises et des collectivités.


Ce véritable révélateur d'engagements avoue un objectif très clair : l'accompagnement des structures dans leurs démarches RSE.


Après un audit, un plan d'actions est défini qui s'étire jusqu'à la labellisation. « Nous avons trois activités principales, souligne Ingrid. Un accompagnement structuré sur la RSE, plus de vingt formations sur mesure (comme la formation au changement climatique) et l'organisation de séminaires et de team-buildings associés à la RSE et à l'environnement. » Tout un programme !





 

RESPECT - STRATÉGIE - ENGAGEMENT

RSE* : le bon exemple du handball



La Fédération de handball aime l’excellence. Les résultats des équipes de France en attestent : trois titres olympiques, six mondiaux, quatre européens pour les masculins et un titre olympique, trois mondiaux, un européen pour les féminines !


Alors, quand elle s’engage dans un projet, pas question de le brader, de le prendre par-dessus la jambe. Si, si... je le sens : l’impatience vous gagne et vous voulez en savoir davantage sur l’excellence du handball. Prenons l’exemple de la RSE. « Nous avons signé une première charte éco-responsable avec le ministère des sports en 2019 », dit en préambule Grégory Pradier, directeur de l’administration générale et des salariés à la Fédération.


Sa mise en œuvre a été différée par le Covid et l'élection d'un nouveau président à la Fédération – Philippe Bana succédant à Joël Delplanque. Durant cette période et sans qu'il y ait une relation de cause à effet, le ministère des sports, des Jeux olympiques et paralympiques a rédigé une deuxième version de cette charte qui a fait réfléchir la FFHandball.


Un appui-conseil auprès d'un cabinet d'audit a permis d'établir un plan d’actions qui a débuté en janvier 2023. « Nous n’avons pas voulu, nous ne voulons pas précipiter les choses », souligne Grégory Pradier. Car, l’objectif est bien de construire un projet de qualité.


Plus loin, plus vite, plus fort


Les trois premiers axes du plan d'actions à court (2023), moyen (2024-2025) et long termes (horizon 2028) ont été définis qui concernent « la mise en place d’un bilan carbone, la structuration de la lutte contre les violences et l’accompagnement des victimes et la constitution d’un réseau de référents. »


Tous n’avancent donc pas à la même vitesse. « On a découvert l’ampleur du dossier « bilan carbone, précise Grégory Pradier. On s’est aligné sur les principes gouvernementaux qui sont de tendre vers la neutralité carbone pour 2050 après un point d’étape en 2030. » Le réseau de référents demandera du temps avant de sortir de terre. « On sollicite déjà beaucoup nos interlocuteurs bénévoles et salariés comme référents intégrité ou citoyenneté... », sous-entendu, il faut trouver d’autres ressources, « chercher plus loin. »


Chercher plus loin, plus vite et plus fort aussi, c’est le moteur utilisé dans la lutte contre les violences. La FFHandball et son ambassadeur Daniel Narcisse (photo) travaillent avec l'association « Colosses aux pieds d’argile » (contre les violences sexuelles, le harcèlement, le bizutage) et encore avec « LOG.IN » (violences dans le numérique, cyber-harcèlement).


Le coq ne chante pas toujours


« Tous unis face aux violences » est un vaste programme que la Fédération veut fédérateur. « L’objectif est de sensibiliser tout le monde, le maximum de bénévoles, de licenciés et toutes nos parties prenantes en passer par les ligues régionales, les comités départementaux, les clubs. On est dans le temps long avec des actions immédiates. »



Des actions invisibles du grand public ont été initiées « comme le recrutement d’une apprentie RSE, l’optimisation du télé-travail, l’encouragement pour les salariés d'utiliser les

mobilités douces (marche, vélo) ou durables (voitures électriques, covoiturage, transports en commun) pour se rendre à la Maison du handball à Créteil. Ou encore la suppression du coq-logo dans les signatures de mail à destination interne », dévoile Grégory Pradier.


Ce coq, privé de son cocorico numérique, permet d’économiser 50 kilos octet par mail.


« Nous allons devoir gérer des contradictions »


Mais, il y a également des actions exposées au grand jour. La réduction du nombre de kilomètres effectués par les sélections nationales par exemple. « Dans un passé récent, les équipes de France se produisaient sept fois par an à domicile. Maintenant, ce sont douze matchs qui sont organisés dans l’Hexagone. »


« Nous avons conscience que nous allons devoir gérer des contradictions », reconnaît Grégory Pradier. Les sélections effectuent moins de kilomètres mais les émissions liées à l'organisation et l'accueil d'événements supplémentaires augmentent...


Il y a aussi l’harmonisation des calendriers sportifs et institutionnels, qui permet de profiter d’une compétition pour organiser des réunions (un conseil d'administration fédéral organisé en marge d'un France-Roumanie par exemple) ou une autre épreuve en parallèle.


Les coupe de France de hand sourd et hand fauteuil pendant les finales valides à l'Accor Arena illustrent aussi l'engagement de la FFHandball sur le champ social (l'inclusion) et sur le développement des pratiques pour tous .

Cette multiplication d’événements a bien sûr son revers de médaille avec des compétitions plus longues...

« Nous savons qu’on y arrivera tous ensemble ou que nous n’y arriverons pas. Chaque petit geste est important », martèle Grégory Pradier.


Connaissant l’exigence, la rigueur et la qualité de l'investissement fédéral, les défenseurs de la planète peuvent être rassurés...

 

EN BREF


° Lors de la 97e Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération, une table ronde dédiée à la RSE a abordé de nombreux thèmes et débouché sur quatre ateliers : la limitation de l'impact carbone lié aux déplacements des sportifs et spectateurs, l'écoconception des événements, les partenariats vertueux et le club comme lieu d'éducation au développement durable.


°  A l’été 2022, la FFHandball a mis sur pied un hackathon éco-citoyen. Six groupes ont planché et deux projets ont été retenus : Green Tour et Green Label.


[Un hackathon est un événement collaboratif dédié à un thème – la RSE en l’occurrence -, qui permet aux participants d’échanger, de concrétiser leurs idées et de développer des solutions innovantes et créatives.]

 

° La FFHandball a organisé en avril dernier une formation Fresque du climat, véritable sensibilisation sur le changement climatique. Une fresque réunit généralement une dizaine de personnes de tous niveaux. Animations et actions à venir...


° Le handball est le seul sport au niveau féminin doté d’une convention, rédigée et signée conjointement par la Ligue féminine de handball (LFH) et les partenaires sociaux, qui prend en compte la spécificité de la pratique quotidienne (complément des indemnités de la sécurité sociale par le club employeur s'agissant des congés maternité). Un travail sur les cycles menstruels a été mené en parallèle par la LFH et ses partenaires privés dont Lidl.


* Responsabilité sociétale des entreprises

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