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Du sur-mesure pour Kadimage

Sport et culture sont les deux modèles économiques partenaires auxquels Kadimage et son dirigeant Frédéric Vaillant se sont associés.

Sans eux, pas de haut niveau régional, national ou professionnel possible. Eux, ce sont les partenaires qu’ils soient institutionnels, privés ou mécènes. Si la motivation du club sportif est facile à deviner, celle du partenaire est plus complexe à appréhender.


Pour cette première incursion dans le monde des associations sportivo-business, nous nous sommes arrêtés dans une entreprise ayant liée son image avec des équipes ambitieuses évoluant dans des championnats de France.


Ce duo ne se résume pas à la signature et à l’encaissement d’un chèque. Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice commun et participer au service gagnant-gagnant qui favorisera le jeu et le gain du match.


Il faut pourtant que les partenaires-affaires trouvent leur place dans les clubs qui ont su les séduire. Entre les têtes pensantes des structures sportives (qui ont aussi des bras) et les jambes des acteurs de terrain (qui ont aussi un cerveau), ces partenaires particuliers savent se montrer discrets les soirs de match et très communicatifs et communicants dès que l’arbitre a sifflé la fin des hostilités.


« Le partenariat joue un rôle social »


Il y a quelques années, les boîtes privées acceptaient de signer un chèque à une association sportive pour faire plaisir au dirigeant qu’elles connaissaient. On parle là de clubs amateurs évoluant dans les petites (ce n’est pas péjoratif) divisions nationales.


Aujourd’hui, la course aux sponsors s’est professionnalisée. Frédéric Vaillant, dirigeant de Kadimage « Objets et vêtements publicitaires », admet pourtant que les partenariats qu’il a noués avec les clubs de handball de Saint-Brice (4 e niveau national, plus de 450 000 licenciés en France) et de hockey sur glace de Reims (3 e niveau national, 21 000 licenciés en France) ont été initiés « par de belles rencontres ».


Évidemment, un chef d’entreprise ne peut s’engager à fonds perdus. « Il n’y a pas de stratégie de ma part », lâche-t-il « mais ma démarche répond à deux principes. Je suis persuadé qu’une entreprise a un rôle social à tenir, elle doit aider le tissu associatif local à se développer, à s’épanouir sur son territoire. Mais, il ne faut pas oublier aussi que l’on cherche à se créer du réseau.


J’attends du club qu’il m’apporte des temps de réunions, des temps d’échanges, lors de repas de partenaires, au cours des après matchs, pendant des afterworks ou sous toute autre forme. C’est au club que revient la charge d’entretenir ce partenariat. »


B to B, réseaux d’entreprises


Une fois le partenariat acté, il reste à définir la forme de cet échange gagnant-gagnant. « Cela dépend de ce que cherche le partenaire », reconnaît-il. « Moi, je ne cherche pas à atteindre le grand public. »


Pas de support maillot donc. « Je ne fais pas du B to C (business avec des particuliers) mais du B to B c'est-à-dire du business avec d’autres partenaires. » Avec les clubs et les associations culturelles donc mais aussi dans des réseaux d’entreprises comme le BNI (Business Network International), le CABC (Champagne Ardenne

Business Club), le CJD (Centre des jeunes dirigeants) ou le Club 100, un club de bons vivants,

dirigeants d’entreprise pesant 100 kg… mais il y a des dérogations.


A ce partenariat sportif, Frédéric Vaillant a ajouté des relations avec le milieu culturel (la Poule des champs, la Magnifique Society) et du mécénat avec le Manège. « Sport et culture, c’est un format qui me convient bien et qui correspond à mon entreprise », souligne-t-il. « Mais je suis exigeant. » Autrement dit, « même si les clubs sont amateurs, ils doivent être… pros dans la recherche, l’échange, la réalisation de leurs partenariats. » C’est à ce prix que la relation s’étirera dans le temps.


« La famille, c’est sacré »


Souhaite-t-il aller plus loin, plus haut ? « Le basket et le foot à Reims, ce sont d’autres budgets. Il y a un monde d’écart. » Les prestations à Delaune ou à René-Tys sont totalement différentes. Il y a les loges par exemple. « Pas question de rater un match quand on profite d’un tel espace », affirme Frédéric Vaillant.


Et le week-end est consacré à la famille, « c’est sacré » pour le dirigeant rémois. Son agenda et celui des manifestations ne coïncidant pas forcément, Frédéric Vaillant continuera de regretter son impossibilité de venir supporter régulièrement ses équipes partenaires. Loin des yeux mais près du coeur…


 
Joyeux anniversaire !

Kadimage existe depuis 2011. Seul pendant les dix-huit premiers mois de l’entreprise, Frédéric Vaillant a parcouru un bon bout de chemin. Aujourd’hui, la société basée à Reims compte neuf salariés (dont trois mi-temps), son chiffre d’affaires est passé de 400 000 € à 1,5 million d’euros.


Quand il se remémore son premier contrat avec La Poste et une première année d’existence très riche, une discrète émotion l’envahit. « J’ai toujours été dans ce milieu de l’objet et du vêtement publicitaire depuis mon alternance à la sortie du Bac. »


S’il devait définir les qualités nécessaires pour exercer ce métier, Frédéric affirme qu’il faut « être curieux, voyager » pour se tenir au courant de tout ce qui se fait ou se fera.


Sa clientèle est composée à 50 % d’agriculteurs, de banquiers, d’assureurs de la région (les autres 50 % étant basés à Paris, Lyon, Bordeaux, au Luxembourg…). Lui ne demande qu’à investir de nouveaux secteurs d’activités comme le vignoble.





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