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Sport et culture au service de l’olympisme

Paris 2024, c'est demain. Reims " Terre de Jeux " est entrée dans la danse il y a quelques jours, lançant officiellement le programme de l'année olympique à Reims. Une exposition et une chorégraphie ont ouvert la 33e olympiade d'été dans la cité des sacres.  

 REIMS ET LES JEUX OLYMPIQUES / ÉPISODE 1



Les lycéens de Libergier et d'Arago autour d'Arnaud Robinet, le maire de Reims : les Jeux sont lancés...

Ce jeudi matin de janvier 2024, les Dieux de l’Olympe se sont donné rendez-vous devant la mairie de Reims. Il fait froid mais le soleil illumine l’esplanade Simone Veil et réchauffe les cœurs de quelques privilégiés. Des badauds flânent et s’arrêtent devant des panneaux sortis de terre qui accueillent les travaux de sept artistes (voir ci-dessous). Ces photographes, dessinateurs, peintres, illustrateurs de BD ont imaginé leurs Jeux olympiques de Paris.


Sélectionnés par « Paris 2024 », ces artistes ont réfléchi, tâtonné, décidé, créé. Et plutôt deux fois qu’une puisque la commande incluait à la fois une œuvre pour les Jeux olympiques et une deuxième pour les Jeux paralympiques.


L’expo, « Les affiches artistiques des Jeux », est en train de boucler son tour de France en 24 étapes. Reims est l’une des 24 villes labellisées Terre de Jeux s’inscrivant dans le programme « Olympiade culturelle » dont l’objectif est d’explorer les liens unissant le sport et l’art, de faire dialoguer sport et culture.


De l’expo à la danse


« On oppose parfois le sport et la culture, reconnaît et regrette Tony Estanguet, le président de Paris 2024. Au contraire, ils ont beaucoup de choses en commun : la performance, les émotions, la recherche de la beauté du geste. »


Cette beauté du geste va détourner de l'expo nos badauds qui apprécient pourtant ces images d’inspirations diverses. Antiques, modernes, contemporaines... il y en a pour tous les goûts. Mais, ces promeneurs vont détourner leurs regards de ces œuvres figées pour s’intéresser à un groupe d’ados qui ne tiennent pas en place. J’apprends rapidement que ces trente jeunes filles et jeunes garçons, lycéens de Libergier et d’Arago, sont là pour présenter « La danse des Jeux » (1).


Accessible à tous - des élèves... de la maternelle aux étudiants de l’Université -, cette danse propose plusieurs tableaux mariant harmonieusement sport et culture. Certains gestes vous rappelleront que dans un peu plus de six mois, les JO occuperont tous les esprits. Alors en étant attentifs, vous reconnaîtrez, au détour des trois minutes de cette chorégraphie, des attitudes familières aux fans de boxe, taekwondo, tir à l’arc, foot, haltérophilie, basket, surf ou encore escrime...


(1) La danse des Jeux. - Chorégraphie de Mourad Merzaiki, musique d’Eduardo Makaroff et Christoph Müller

 

Les sept artistes sont huit !



Elsa et Johanna, deux Françaises qui se situent à la croisée de la photographie, de la performance et de la vidéo.



Adam Janes (EU) : ses œuvres font partie de la collection du Musée d’art contemporain de Los Angeles.



Gilles Elie (F) : sa peinture, curieuse et joueuse, s’appuie sur son histoire et sur l’héritage de l’art du XXe siècle.



Clotilde Jimenez (EU) : elle exploite différents matériaux et s’inspire des arts antiques, modernes et contemporains. Tout un programme !



Fanny Michaëlis : illustratrice, auteure de BD, musicienne française, elle travaille régulièrement pour la presse.



Pierre Seinturier (F) : diplômé de l’École nationale des arts décoratifs de Paris, il a déjà exposé à New York et a réalisé en 2020 l’affiche de Roland-Garros.



Stéphanie Lacombe : a honoré une commande pour l’introduction du breaking et pour la première des Jeux paralympiques en France.


Expo « Les affiches artistiques des Jeux », Esplanade Simone Veil jusqu’au 2 février

 


 

L’année olympique est lancée à Reims

 

On ne sait pas s’il faut utiliser le futur ou le présent pour évoquer la plus grande compétition planétaire. Les Jeux olympiques (26 juillet-11 août) et paralympiques (28 août-8 septembre) sont là, tout proches, à portée de regard mais si loin encore. Arnaud Robinet n’entre pas dans cette « polémique de la conjugaison ».


Dans l’un des salons de la mairie où il a invité les journalistes du cru à le rejoindre, le maire de la cité des sacres s’en tient aux faits. « L’exposition des Affiches artistiques des Jeux » (jusqu’au 2 février) marque le lancement de l’année olympique à Reims. » Une année dont il attend beaucoup. Pour la ville bien sûr mais aussi pour tous ceux qui vivront les animations et les temps forts qui nous rapprocheront sûrement et sereinement du grand jour.


Cette expo installée sur le parvis de la mairie est l’occasion pour le premier magistrat de la ville de rappeler que « culture et sport ne se regardent pas en chiens de faïence. » Dans les semaines à venir, Reims va le prouver à son échelle en organisant au cours de son année olympique des manifestations telles que la nuit de la lecture (20 janvier), la grande dictée intergénérationnelle (26 mars) et encore deux journées dédiées aux arts urbains (11 et 12 mai).


« Les jeunes vont profiter de l’héritage olympique »


« Je ne vais pas vous infliger une liste à la Prévert mais je vous assure que nous allons vivre de nombreux moments inédits. » On en salive d’avance. Alors, pour calmer votre impatience, sachez que les jeunes générations pourront plonger dans l’univers olympique version rémoise lors de la semaine olympique et paralympique (du 2 au 6 avril) ou encore le 18 juin lors de la journée olympique et paralympique.


Après l’arrivée de la Team GB (le 15 juillet) et une séance d’entraînement des trampolinistes britanniques, le point d’orgue de cette montée en puissance sera évidemment le passage de la flamme dans la ville de Reims, l’une des 65 villes étapes, le 30 juin. « Mon souhait est que cette journée reste dans la mémoire de tous ceux qui la vivront ». Sur un parcours de 8 km, quarante relayeurs (200 m chacun) auront la lourde charge et l’immense honneur d’acheminer la flamme jusqu’au chaudron installé certainement sur l’esplanade Porte Mars.


Si l’on est encore dans « l’avant Jeux », Arnaud Robinet pense évidemment à l’après. « L’héritage des Jeux doit nous permettre de construire une ville durablement sportive. De poursuivre notre politique d’investissements des équipements sportifs (150 millions d’euros en dix ans). La génération des jeunes d’aujourd’hui va profiter de l’héritage olympique. »


 

La traversée de Reims quatre à quatre


Les quatre premiers relayeurs de la flamme olympique qui traverseront Reims jusqu’au chaudron olympique (le parcours n’a pas encore été dévoilé) sont connus. Paris 2024 souhaitait que « les porteurs soient des personnes issues du sport mais pas uniquement. Ils doivent faire partie de ces personnes qui incarnent l’excellence à la française, sous toutes ses facettes. »


Au nom de la ville de Reims, les quatre heureux relayeurs sont des acteurs bien connus de la sphère sportive. Laurence Klein (athlétisme), Endene Miyem (basket, médaillée d’argent à Londres 2012), Lucas Créange (tennis de table paralympique, médaillé de bronze à Tokyo 2021) et Ismaël Taggae (breakdance) porteront un message fort durant la traversée de Reims le 30 juin : « Ça y est, les Jeux arrivent en France ! »


Les autres porteurs « rémois » seront désignés par le conseil départemental (6), Paris 2024, et les partenaires officiels du Relais de la flamme (Coca Cola, BPCE).

 

 

 

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