top of page
  • Photo du rédacteuryves dogué

Voyage européen au pays du handball

Jeunes licenciés de Reims Europe Club ou adhérents de maisons de quartier ne demandant qu’à se laisser séduire ont découvert le handball de haut niveau lors d'une récente journée francilienne. Ils ont tout d’abord arpenté les couloirs de la maison du hand à Créteil avant de s’installer dans les gradins parisiens de Coubertin pour se délecter d’un savoureux match de D1, PSG – Nîmes. Histoire de maintenir la pression, le club du président Morvan a proposé une journée découverte au début du mois de mai.



La ville de Reims (Raphaël Blanchard à gauche), le Comité de la Marne (Régis Saguet et Didier Rouillon 2e et 4e à partir de la gauche) et le Reims Europe Club (Fabrice Ferreira) vous invitent à un déplacement parisien très prisé.


Quel collégien n’a jamais manipulé un ballon de hand ? Les chiffres n’existent pas mais sans se tromper, on peut affirmer que seuls les élèves dispensés d’EPS sont passés à travers les… mailles des filets du handball.


Aujourd’hui, la fédération française compte 506 306 licenciés. La Marne a battu l’année dernière son record (+ 19 % dont 31,35 % de féminines et 16,34 % de dirigeants pour 16 clubs). Et pas question de souffler puisqu’à la fin du mois d'avril, le Comité hébergeait officiellement 3 007 amoureux de la petite balle.


Quelle est la marge de progression du hand marnais, orphelin depuis toujours d’une équipe de haut niveau ? Les féminines de Reims évoluent en N1 (3e niveau national), les masculins de Saint-Brice en N2 (4e niveau) et rêvent de découvrir d'autres horizons.


L'Europe, le p'tit dernier de la Marne


Pour franchir un nouveau cap, les dirigeants doivent élargir la base de leurs pratiquants et susciter des vocations chez les plus jeunes. Avant le Covid, le Comité comptait 575 licenciés de 7 à 11 ans. En avril, l’instance départementale avait gommé les méfaits de la pandémie et était revenue dans ses standards d’avant coronavirus.


L’initiative de l’Europe Club, le p’tit dernier dans la famille du hand 51 (28 licenciés), est donc à saluer et à encourager. Dans le cadre du contrat de ville, le président Fabrice Morvan et son équipe ont présenté un projet favorisant le partage et la communion avec toutes les composantes de ce quartier de Reims.



Une cerise nommée Krumbholz sur le gâteau marnais

Instituteurs, éducateurs, maisons de quartier, parents… tous ont remonté leurs manches pour que le dimanche imaginé par Didier Rouillon et le Comité 51 soit un véritable succès. Une cinquantaine de handballeurs en herbe ou de curieux ont été rejoints, l’espace d’une journée francilienne, par Raphaël Blanchard, l’adjoint chargé des sports de la ville de Reims.


Tout ce petit monde a découvert la magnifique Maison du handball à Créteil, s’est attardé devant le mur retraçant l’histoire française de cette discipline ou encore s’est émerveillé devant la vitrine des trophées. Et cerise sur le gâteau, ils ont pu deviser avec Olivier Krumbholz, l’entraîneur de l’équipe de France féminine.


Une magnifique journée

Puis, ils ont pris la route, direction la salle Coubertin à Paris, où les attendait un match de Liqui Moly Starligue entre le PSG et Nîmes.


A l’heure de remonter dans le car, les yeux de ces jeunes filles et jeunes gens étaient toujours envahis par les étoiles, les six figurant sur les maillots de l’équipe de France représentant les six titres mondiaux et toutes les autres, interceptées lors de cette magnifique journée.


 


« Une étincelle pour toujours »


Olivier KRUMBHOLZ (entraîneur de l’équipe de France féminine) : « Pour devenir un bon sportif, il faut travailler. Et pour beaucoup travailler, il faut être passionné. Il faut aussi de la motivation. La motivation, c’est de la passion, de l’ambition, de la conviction. »


Fabrice FERREIRA (secrétaire du REC) : « Notre club est né en septembre 2021. Depuis, nous en sommes à 28 licenciés, essentiellement des 7-12 ans. Nous sommes un club d’initiation, de formation. Si les jeunes sont venus, c’est grâce aux actions de Didier et Quentin (comité 51) dans les écoles Adriatique et Danube, à l’opération Éducation nationale « Une école, des clubs », au bouche à oreille, aux flyers déposés dans les maisons de quartier et dans les immeubles. »


Aymeric COLÉ (éducateur de la maison de quartier Cernay-Europe) : « Participer à cette journée était devenu évident après les actions de handball hors les murs proposées par Didier (Rouillon, CTF 51). Notre attente, c’est partager sur le quartier, Nous avons une envie commune de créer des liens pour travailler main dans la main pour les jeunes du quartier. On a la chance d’avoir un plateau à l’école Danube et du matériel offert par le club. »


Théo THIERRY (éducateur de la maison de quartier des Epinettes) : « On a des jeunes très sportifs qui ont pu découvrir autre chose que le foot. J’aimerais que ce projet se pérennise avec une initiation au handball et pourquoi pas un tournoi inter-quartier. On a un city stade. Il nous manque juste des moyens humains. Comme la maison de quartier Europe. »


Régis SAGUET (président du comité de la Marne de handball) : « C’est une super action de développement, dans la droite lignée de nos actions vers le milieu scolaire. Ce type d’événement permet de nouer des liens avec les éducateurs, les parents et les enfants bien sûr. »


Devant la vitrine des trophées, ces jeunes "Européens" rêvent déjà d'un glorieux futur.


Raphaël BLANCHARD (adjoint chargé des sports de la ville de Reims) : « Cette journée s’inscrit dans le cadre du contrat de ville orienté vers les quartiers prioritaires. Les maisons de quartier, les associations portent ces projets, pas seulement sportifs, souvent sur plusieurs années. J’espère que cette journée permettra d’allumer la petite étincelle chez ces enfants et que ces instants seront gravés pour toujours. »


 

Marnais pensionnaires d'élite


Formés dans un club de la Marne, ils ont connu (connaissent encore) le milieu professionnel en France ou dans des clubs étrangers. Certains sont restés aux portes de l'élite hexagonale mais se sont "rattrapés" en ayant fréquenté les équipes de France jeunes dans des compétitions officielles. Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive. Il ne faut pas oublier les entraîneurs formés dans la Marne comme Clément Machy (centre de formation de Fleury) ou encore Maxime Martin (adjoint à Celles-sur-Belle, D1).

N'hésitez pas à signaler les oublis...


Jean-Marc Barthélémy : formé à Saint-Brice, pro à Dunkerque, Gagny. A disputé la Coupe d'Europe des clubs.

Yolande Gaillet : formée au RUC (Reims). Internationale junior (championnat du monde au Canada).

Maakan Tounkara : formée à Epernay, pro à Fleury-les-Aubrais, au Havre. Internationale (65 sélections - bronze aux championnats d'Europe 2006).

Corentin Boé : formé à Mourmelon, pro à Vernon, Billère, Massy.

Hadja Cissé : formée à Epernay, pro à Nice, Saint-Amand, Fleury-les-Aubrais. Internationale sénégalaise.

Rudy Seri : formé à Epernay, pro à Sélestat, Cesson-Rennes, Irun (Espagne), Euroferm Pelister (Macédoine du Nord). International junior (champion du monde 2015).

Hugo Pimenta : formé à Taissy, pro à Sélestat. International jeunes.


Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page